Biographie des artistes

Jean Ferrat

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Né le 26 décembre 1930
Décédé le 13 mars 2010 (à l'âge de 79 ans) 


 

Le vidéo de Jean Ferrat 

à la fin de la biographie

 

Jean Ferrat, de son vrai nom Jean Tenenbaum,

est un écrivain-parolier, musicien-compositeur et chanteur-interprète français,

né le 26 décembre 1930 à Vaucresson (Hauts-de-Seine) et mort le 13 mars 2010 à Aubenas en Ardèche.

Dernier de quatre enfants d'une famille modeste qui s'installe à Versailles en 1935,

il poursuit ses études au Collège Jules Ferry où il rencontre son ami d'enfance François Chabbey.

Son père est joaillier et sa mère fleuriste. Durant la guerre, son père, qui est juif,

est déporté par les nazis et meurt à Auschwitz. Jean Ferrat a onze ans quand il perd son père,

il est alors caché par des militants communistes.

À quinze ans, il doit donc quitter le lycée pour travailler

afin d'aider financièrement sa famille.

Il commence en même temps des études de chimie et devient aide-chimiste jusqu'en 1954.

Attiré par la musique et le théâtre, il entre dans une troupe de comédiens au début des années 1950,

compose quelques chansons et joue de la guitare dans un orchestre de jazz

 Il passe sans grand succès quelques auditions,

fait des passages au cabaret sous le nom de Jean Laroche,

et, ne se décourageant pas, décide de se consacrer exclusivement à la musique.

Le jeune guitariste prend ensuite pour pseudonyme Frank Noël,

avant d'opter pour Jean Ferrat (d'après la ville Saint-Jean-Cap-Ferrat).

En 1956, il met en musique Les yeux d'Elsa, poème de Louis Aragon dont il est un admirateur.

C'est André Claveau, alors en vogue, qui interprète la chanson et apporte à Jean Ferrat un peu de notoriété.

Il se produit alors au cabaret parisien La Colombe de Michel Valette, en première partie de Guy Béart.

En 1958, il sort chez Vogue son premier 45 tours, mais ne rencontre guère de succès.

Une jeune chanteuse, Christine Sèvres, reprend quelques-unes de ses chansons. Il l'épousera en 1961.

C'est la rencontre en 1959 de Gérard Meys, qui deviendra son éditeur et son ami, qui relance sa carrière,

il signe chez Decca et, l'année suivante, sort son second 45 tours avec la chanson

Ma Môme, qui est son premier succès et passe sur les radios.

En 1966, le succès étant venu pour Ferrat, Vogue rééditera ce 45t sous le label Pop4,

label à bon marché destiné à la grande distribution de l'époque, comme Prisunic.

Sa rencontre avec Alain Goraguer, qui signera ses premiers arrangements

sous le pseudonyme de Milton Lewis, sera par ailleurs décisive.

Ce dernier deviendra ensuite l'arrangeur attitré des chansons de Jean Ferrat.

Son premier 33 tours sort en 1961 et reçoit le prix de la SACEM.

Il entame alors une longue carrière, émaillée de difficultés avec la censure. En effet,

Jean Ferrat a toujours été un chanteur engagé. Il écrira ses textes ou mettra en musique ceux de ses amis poètes,

Henri Gougaud, Georges Coulonges ou Guy Thomas (voir la section discographie pour la suite).

En 1962, il fait la connaissance d'Isabelle Aubret.

Un véritable coup de foudre amical a lieu entre les deux artistes.

Ferrat lui écrit Deux enfants au soleil, un des titres majeurs de la chanteuse,

et lui propose la première partie de la tournée qu'il démarre alors. Il compose une chanson sur d

es paroles écrites par Philippe Pauletto qu'il publie en 1970,

et qui sera ensuite interprétée aussi par Isabelle Aubret : Tout ce que j'aime.

Il a aussi composé une chanson sur des paroles de Michelle Senlis

pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain

au début des années 1960 et qui sera, dans les années 1970,

réécrite partiellement

et interprétée par Daniel Guichard : Mon vieux.

Jean Ferrat habitait dans la commune d'Antraigues-sur-Volane

(près de Vals-les-Bains) en Ardèche,

qui lui inspirera d'ailleurs la chanson La Montagne.

Il était marié à Christine Sèvres (de son vrai nom : Jacqueline Christine Boissonnet)

décédée en 1981 à l'âge de 50 ans. Ils ont chanté en duo la chanson La Matinée.

Jean Ferrat meurt le 13 mars 2010 des suites d'un cancer à l'hôpital d'Aubenas,

où il avait été admis quelques jours auparavant.

Compagnon de route du PCF sans jamais en avoir été membre,

il a rapidement pris ses distances avec Moscou. Dans la chanson Camarade,

il dénonce l'invasion russe de Prague en 1968.

Opposé à l'orientation pro-soviétique prise à l'issue

du vingt-troisième congrès du Parti communiste en 1979,

il fustige dans la chanson Le Bilan, la déclaration de Georges Marchais, secrétaire général du PCF

qui avait évoqué en 1979 un bilan globalement positif des régimes dits socialistes.

Il apportera néanmoins son soutien à Georges Marchais lors des élections présidentielles de 1981,

expliquant quelques années plus tard, dans la chanson Les Cerisiers (1985),

les raisons pour lesquelles il était demeuré fidèle à la mouvance communiste.

Il accuse le système commercial qui fait passer les considérations financières

avant la chance donnée aux artistes créatifs.

Publiant des lettres ouvertes aux différents acteurs de la vie culturelle,

présidents de chaînes, ministres,

il dénonce une programmation qui selon lui privilégie

les chansons « commerciales » aux créatifs.

Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française

pour la Décennie internationale de la promotion d'une culture de non-violence et de paix.

 

 

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Marcel Martel

Chantant et s'accompagnant à l'accordéon et à la guitare depuis l'âge de dix ans, Marcel Martel participe, au début des années 1940, à des soirées d'amateurs où il interprète des chansons du soldat Roland Lebrun, de Tino Rossi ou de chanteurs américains. Marcel Martel commence à composer des chansons de style western et forme alors, avec deux autres jeunes musiciens, un trio qui prend le nom des Lone Rangers. En 1942, il fait partie de la tournée Nazaire et Barnabé qu'organisent Ovila Légaré et Georges Bouvier. S'étant présenté à l'appel de mobilisation générale, en 1944, il se voit refuser de servir dans les Forces armées, étant atteint d'un début de tuberculose. Il séjourne alors dans un sanatorium de Trois-Rivières et participe à certaines émissions à la station de radio CHLN.

 

En 1945, il devient guitariste dans l'orchestre Country de Paul Lemire. L'année suivante, il épouse la chanteuse Noëlla Therrien qui se joint au groupe. Le couple se rend à Granby où il opère un magasin d'instruments de musique. Marcel travaille aussi comme laitier et participe à une émission de radio hebdomadaire à la station locale CHEF. Il y fait la connaissance de Paul Brunelle, Roland Tétrault et Georges Caouette. Ce dernier a déjà enregistré quelques 78 tours pour la maison de disques Compo et incite le jeune auteur-compositeur à s'y présenter. "La chaîne de nos coeurs", sa première chanson enregistrée au mois d'octobre 1947, paraît sur étiquette Starr en février 1948 et connaît un succès immédiat. Il donne des spectacles en Nouvelle-Angleterre et partage la vedette de l'émission hebdomadaire L'heure de Drummondville avec Ti-Noir Joyal et son frère Laurent, ainsi que la chanteuse Gaby Laplante, pendant deux ans à la station de radio CHLN de Trois-Rivières. Ses chansons "Charme hawaïen", "Hello Central", "Dans ma prairie", "Loin de toi, chérie" et "Un coin du ciel" en feront une des grandes vedettes de la chanson western au Québec. Hospitalisé à nouveau de 1950 à 1952, Marcel Martel reprend ensuite la tournée au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Angleterre et du côté de l'Ontario avec sa femme Noëlla et sa fille Renée Martel qui allait connaître par la suite une brillante carrière dans la chanson populaire.

 

Presque constamment sur la route, il n'en grave pas moins chaque année de nombreux 78 tours qui en font un des compositeurs les plus prolifiques du genre country & western au Québec. En 1958, on peut voir le nom de Marcel Martel sur le microsillon "Marcel Martel et ses chansons", un des tout premiers à paraître sur étiquette Apex (ALF-1501) qui reprend une douzaine de ses succès, enregistrés avec sa seule guitare pour tout accompagnement. Il n'en est pas toujours ainsi puisque, dès 1956, Marcel Martel s'intéresse au nouveau rythme du rock'n roll et livre quelques chansons où l'on remarque la présence d'un orchestre électrifié sous la houlette du guitariste Don Olsen, tant pour ses nouvelles compositions "Ton coeur est froid", "Rock'n roll du Père Noël", "Aller su'l pouce" que des adaptations des nouveaux standards comme "Bye bye chère" (Bye bye Love) ou "Hello Mary Lou".

 

Après une deuxième hospitalisation pendant laquelle il subit l'ablation d'un poumon en 1959, Marcel Martel va habiter quelques années en Californie pour refaire ses forces. Sa voix demeure cependant toujours présente, grâce aux albums 33 tours que la maison de disque Compo lance sur le marché donnant une seconde vie à ses chansons gravées tout au long de la décennie précédente. À son retour, le chanteur enregistre une série d'albums pour la compagnie London, où les nouvelles mélodies côtoient des réenregistrements de ses chansons connues du public.

 

De son côté, Compo aligne la plupart de ses anciens enregistrements en une série d'albums de compilation paraissant sur étiquette Carnaval, au même titre que le répertoire d'autres vedettes aussi incontournables que La BolducOscar Thiffault, Gérard Lajoie ou le Soldat Lebrun. Sur les ondes de CHLT-TV, à Sherbrooke, il anime l'émission Marcel Martel et ses musiciens de 1962 à 1965 puis participe à La grange à Trefflé pendant la saison 1966. Il renoue aussi avec les tournées saisonnières où il retrouve le contact avec son public. Cette même année, il remporte le trophée du meilleur disque western au Festival du Disque.

 

Dans les années 1970, il enregistre pour l'étiquette Bonanza et connaît quelques nouveaux succès tout en retournant interpréter plusieurs de ses classiques avec un accompagnement contemporain. Demeurant actif jusqu'au début des années 1980, Marcel Martel participe en 1983 à un spécial télévisé sur les ondes du réseau TVA et à un spectacle au Grand Théâtre de Québec avec sa fille Renée. Cette même année, il connaît son dernier grand succès avec la chanson "Nous on aime la musique country" qu'il interprète en compagnie de son épouse Noëlla Therrien et de sa célèbre fille et rédige, avec la collaboration du journaliste André Boulanger, ses mémoires sous le titre Au jardin de mes souvenirs, paru aux Éditions de Mortagne.

 

Souffrant d'emphysème, il doit diminuer encore ses activités et il réduit ses apparitions en public puis, à partir de 1988, cesse d'enregistrer de nouvelles chansons. Il est finalement emporté par sa maladie le 13 avril 1999, laissant le souvenir d'un auteur-compositeur et d'un chanteur qui a marqué et bercé toute une génération de Québécois. Ses premières chansons ont récemment fait l'objet d'un album de la "Collection Québec Info Musique", sur étiquette Experience.

 

Source

Ce texte biographique a été rédigé par Robert Thérien, chercheur et spécialiste de la chanson québécoise pour le compte des Disques Expérience (une division de XXI-21 Productions inc.) et actualisé par l'équipe de Québec Info Musique.

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Donny et Marie Osmond

r à bloguer sur votre site.

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